Les îles Galápagos, archipel volcanique équatorien situé dans le Pacifique à environ 1 000 kilomètres des côtes, se visitent toute l’année, soit en croisière d’île en île, soit en séjour à terre depuis les îles habitées (Santa Cruz, San Cristóbal, Isabela). Chaque île a ses paysages et sa faune : tortues géantes à Santa Cruz, albatros à Española, cormorans aptères à Fernandina, manchots à Bartolomé et Isabela. Comptez au moins une semaine pour en profiter, en plus d’un passage à Quito ou Guayaquil, d’où partent les vols.
Inscrites parmi les premiers sites du patrimoine mondial de l’UNESCO, les Galápagos sont l’un des endroits les plus extraordinaires de la planète pour observer la vie sauvage. Ce guide présente leur fonctionnement, la meilleure façon de les visiter, puis les principales îles une à une. Pour les informations générales sur l’archipel, consultez aussi notre guide de voyage aux îles Galápagos.
Pourquoi les Galápagos sont-elles si exceptionnelles ?
Les îles sont nées d’un point chaud volcanique sous-marin et n’ont jamais été reliées à un continent. Les plantes et les animaux qui y vivent descendent d’espèces arrivées par la mer ou par les airs, portées par les courants, les vents ou les oiseaux, puis isolées pendant des millions d’années. Elles ont évolué de façon unique, si bien qu’une grande partie de la faune terrestre est endémique, parfois propre à une seule île. Le relief est encore jeune : certaines îles ressemblent à des paysages lunaires de lave et de cônes volcaniques, tandis que les hautes terres des grandes îles sont verdoyantes et humides.
C’est en 1835, lors de l’escale du Beagle, que Charles Darwin y fit des observations qui nourrirent plus tard sa théorie de l’évolution par sélection naturelle, exposée dans De l’origine des espèces. Autre trait remarquable : n’ayant jamais appris à craindre l’homme, les animaux se laissent approcher à quelques mètres, ce qui fait des Galápagos un paradis pour les photographes.
Quels animaux voir aux Galápagos ?
- Sur terre : tortues géantes, iguanes terrestres, lézards de lave et les célèbres pinsons de Darwin.
- Sur le littoral : iguanes marins, les seuls lézards au monde à se nourrir en mer, otaries et otaries à fourrure, crabes rouges.
- Les oiseaux : fous à pieds bleus, à pieds rouges et de Nazca, frégates, albatros des Galápagos, cormorans aptères, flamants roses, mouettes à queue d’aronde.
- Sous l’eau : tortues vertes, raies, requins de récif, bancs de poissons tropicaux et le manchot des Galápagos, le seul manchot vivant sous l’équateur. Les eaux riches en nutriments attirent aussi des espèces de passage : il arrive d’observer des orques en chasse ou un poisson-lune, l’un des plus gros poissons osseux du monde.
Les comparaisons avec un safari africain ne sont pas usurpées : entre les randonnées et le snorkeling, chaque journée apporte son lot de rencontres. Plusieurs sites de plongée de l’archipel comptent parmi les plus réputés du monde.

Quand partir aux Galápagos ?
Situées sur l’équateur, les Galápagos se visitent toute l’année, avec deux saisons :
- De décembre à mai, la saison chaude : air et eau plus chauds, mer généralement plus calme, ciel ensoleillé ponctué d’averses. Agréable pour le snorkeling et la baignade.
- De juin à novembre, la saison fraîche : le courant de Humboldt rafraîchit l’eau et apporte une bruine fréquente (la garúa) ; la mer est plus agitée, mais la vie marine est particulièrement riche et de nombreux oiseaux se reproduisent. Les albatros sont présents à Española d’avril à décembre environ.
Pour le détail mois par mois, voir notre article sur la meilleure période pour visiter l’Équateur.
Croisière ou séjour à terre : comment visiter les Galápagos ?
La croisière
C’est la façon la plus complète de découvrir l’archipel : on navigue souvent de nuit et l’on se réveille chaque matin devant une nouvelle île, y compris les plus éloignées, inaccessibles autrement. Les croisières durent généralement de quatre à huit jours. Les bateaux vont des petits yachts et catamarans d’une quinzaine de passagers, plus intimes, aux navires d’une centaine de passagers, plus stables et mieux équipés (salles de conférence, piscine, activités pour les enfants). À bord, un guide naturaliste agréé mène en général deux excursions par jour, à terre ou en mer : randonnées sur les sentiers balisés, sorties en annexe (panga), snorkeling, kayak, parfois bateau à fond de verre. Le soir, des briefings présentent les sites du lendemain.
Le séjour à terre
Il est aussi possible de loger dans les villes de Santa Cruz, San Cristóbal ou Isabela et de rayonner en excursions à la journée vers les îles voisines. Cette formule convient à ceux qui craignent le mal de mer ou veulent plus de liberté, mais les excursions en bateau rapide peuvent être longues et les îles lointaines restent hors de portée.
Pour choisir, voir notre article choisir les bonnes vacances aux Galápagos et nos suggestions pour une semaine aux Galápagos.
Quelles îles des Galápagos visiter ?
L’archipel compte treize grandes îles, six plus petites et de nombreux îlots. Voici les principales, par ordre alphabétique.
Baltra
Cette petite île sèche, aussi appelée Seymour Sud, au nord de Santa Cruz, accueille l’aéroport principal de l’archipel. On ne s’y attarde pas : les voyageurs rejoignent aussitôt leur bateau ou traversent le chenal vers Santa Cruz.
Bartolomé
Malgré sa petite taille, c’est l’une des îles les plus photographiées de l’archipel. Un escalier de bois grimpe au sommet d’un ancien cône volcanique, d’où l’on découvre la vue célèbre sur le rocher Pinnacle et ses deux plages en croissant. On y observe des manchots des Galápagos, et le snorkeling au pied du rocher est excellent.

Española
L’île la plus ancienne et l’une des plus méridionales de l’archipel. À Punta Suárez vivent des iguanes marins aux couleurs rouge et vert, des fous et, d’avril à décembre environ, la grande colonie d’albatros des Galápagos, qui nichent presque exclusivement ici. La baie de Gardner offre une belle plage où l’on nage et fait du snorkeling au milieu des otaries. Des programmes de restauration ont permis le retour des tortues géantes sur l’île.
Fernandina
La plus jeune et la plus volcaniquement active des îles, à l’ouest de l’archipel, connaît des éruptions régulières. À Punta Espinosa, des centaines d’iguanes marins s’entassent sur les coulées de lave noire, aux côtés des cormorans aptères, qui ont perdu la faculté de voler.
Floreana
Floreana garde les traces des premiers occupants de l’archipel. À Post Office Bay, un tonneau sert de boîte aux lettres depuis le XVIIIe siècle : les baleiniers y déposaient leur courrier, et les visiteurs perpétuent la tradition. L’histoire des premiers colons du XXe siècle, faite de disparitions et de morts mystérieuses, reste célèbre. Punta Cormorant possède une plage au sable verdâtre, riche en cristaux d’olivine, et une lagune fréquentée par les flamants roses, tandis que le snorkeling permet de nager avec les tortues vertes. Située au sud, l’île se rejoint en bateau rapide depuis Santa Cruz.
Genovesa
Au nord-est de l’archipel, Genovesa est le paradis des ornithologues. L’île forme le rebord d’une caldeira en partie immergée, la baie de Darwin, où nichent frégates, fous à pieds rouges, fous de Nazca et mouettes à queue d’aronde, la seule mouette nocturne au monde. Les fonds marins de la caldeira font de beaux sites de snorkeling. Éloignée, elle n’est accessible qu’en croisière.
Isabela
La plus grande île de l’archipel, en forme d’hippocampe, est formée de six volcans dont cinq sont actifs, parmi lesquels la Sierra Negra, à l’immense caldeira, et le Wolf, point culminant des Galápagos. Près de Puerto Villamil, sa petite ville, on visite un centre d’élevage de tortues géantes et une lagune à flamants ; la grande plage de sable blanc accueille otaries et iguanes marins. En mer, le chenal de Las Tintoreras permet d’observer des requins de récif à pointe blanche, des raies, des tortues et des manchots.
Rábida
Petite mais saisissante, Rábida est célèbre pour sa plage de sable rouge, coloré par le fer contenu dans la lave. Otaries et pélicans s’y prélassent, et une lagune intérieure abrite des canards des Bahamas et parfois des flamants. Un sentier traverse des bosquets d’opuntias, les cactus géants des Galápagos.
San Cristóbal
San Cristóbal abrite la capitale administrative de l’archipel, Puerto Baquerizo Moreno, qui possède un aéroport. C’est la première île où Darwin a débarqué. Le centre d’interprétation retrace l’histoire naturelle et humaine des îles ; le sentier du cerro Tijeretas offre une belle vue et l’occasion d’observer les frégates. Dans les hautes terres, la lagune El Junco est l’un des rares lacs d’eau douce de l’archipel. Otaries, tortues géantes et iguanes marins complètent le tableau.
Santa Cruz
Au centre de l’archipel, Santa Cruz est l’île la plus visitée et la plus peuplée, avec Puerto Ayora, principale ville des Galápagos. On y visite la station de recherche Charles Darwin et le centre d’élevage Fausto Llerena, consacré à la reconstitution des populations de tortues géantes. Dans les hautes terres, on observe les tortues en liberté, les cratères jumeaux de Los Gemelos et des tunnels de lave. Ne manquez pas la plage de Tortuga Bay. Au nord-ouest, le site de Cerro Dragón abrite iguanes terrestres et lagune à flamants.
Santa Fe
Au sud-est de Santa Cruz, cette petite île abrite une espèce d’iguane terrestre qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Les otaries occupent la plage de la baie, les iguanes marins le littoral, et un sentier traverse une forêt d’opuntias géants. Observez aussi les mouettes à queue d’aronde et les phaétons à bec rouge.
Santiago
Santiago est formée de deux volcans qui se chevauchent. À la baie de Sullivan, on marche sur une coulée de lave récente aux formes étonnantes, figées en cordes et en bulles. Puerto Egas offre des bassins rocheux où se reposent otaries à fourrure et iguanes marins. Juste au large, l’îlot de Sombrero Chino, dont la silhouette rappelle un chapeau chinois, abrite otaries, iguanes et une petite colonie de manchots.
Les autres îles
D’autres îles plus petites figurent sur certains itinéraires : North Seymour, pour ses colonies de fous à pieds bleus et de frégates ; Plaza Sur, avec ses iguanes terrestres et sa végétation colorée ; Pinta, île d’origine de « George le solitaire », dernière tortue de son espèce, morte en 2012 à la station Charles Darwin. Les îles de Darwin et Wolf, très au nord, sont réservées aux croisières de plongée, réputées pour leurs bancs de requins-marteaux.
Combien de jours prévoir et comment s’y rendre ?
Les vols pour les Galápagos partent de Quito et de Guayaquil, sur le continent, et atterrissent à Baltra ou à San Cristóbal. Comptez au moins une semaine sur place pour une croisière de cinq à huit jours ou un séjour combinant deux ou trois îles habitées, et ajoutez quelques jours pour Quito, l’une des plus belles villes coloniales d’Amérique du Sud, entourée de volcans. Les familles, les couples comme les voyageurs solos y trouvent leur compte. Voir aussi nos suggestions pour 10 jours aux Galápagos.
Quelles règles respecter sur place ?
- Un droit d’entrée au parc national et une carte de contrôle des transits sont demandés à l’arrivée ; vérifiez les conditions en vigueur avant le départ.
- Les sites naturels se visitent uniquement accompagné d’un guide naturaliste agréé et sur les sentiers balisés.
- Gardez vos distances avec les animaux, ne les touchez pas et ne les nourrissez pas, même s’ils s’approchent.
- Les contrôles sanitaires sont stricts : il est interdit d’introduire des produits frais, des graines ou des animaux.
Pour organiser l’ensemble de votre voyage, consultez notre guide de voyage en Équateur.
