Voyage au Guyana

Large chute d’eau aux reflets ambrés au cœur de la forêt tropicale du Guyana

Le Guyana est l’une des dernières grandes destinations sauvages d’Amérique du Sud : forêt tropicale presque intacte, chutes de Kaieteur, savanes du Rupununi où vivent loutres géantes, jaguars et arapaïmas, et une capitale, Georgetown, aux maisons coloniales en bois. Seul pays anglophone du continent, il se tourne autant vers les Caraïbes que vers l’Amazonie. Comptez une dizaine de jours et privilégiez les périodes les plus sèches.

Attention à ne pas confondre : le Guyana, ancienne Guyane britannique devenue indépendante en 1966, avec Georgetown pour capitale, est un État souverain distinct de la Guyane française, collectivité française située plus à l’est, de l’autre côté du Suriname. Le Guyana est bordé par le Venezuela à l’ouest et le Brésil au sud, et ouvert sur l’Atlantique au nord. La population, concentrée sur l’étroite bande côtière, mêle descendants d’Indiens, d’Africains, d’Amérindiens et d’Européens, ce qui se ressent dans la cuisine, les fêtes et la musique.

L’essentiel du Guyana en un coup d’œil

CapitaleGeorgetown
Languesanglais (officiel) et créole guyanien ; langues amérindiennes dans l’intérieur
Monnaiele dollar du Guyana
Décalage horaire5 heures de moins qu’en France en hiver, 6 heures de moins en été
Durée conseillée8 à 12 jours
Meilleure périodeles intersaisons sèches, en général de fin août à novembre et de février à avril
Budgetplutôt élevé dès que l’on rejoint l’intérieur (petits avions, lodges)

Que voir au Guyana ?

Georgetown et la côte

Construite en grande partie sous le niveau de la mer et protégée par une digue, Georgetown a gardé le charme de ses bâtiments coloniaux en bois peints en blanc, de ses canaux hérités des Hollandais et de ses larges avenues plantées. La cathédrale anglicane Saint-Georges, l’une des plus hautes églises en bois du monde, le marché couvert de Stabroek et le jardin botanique, où l’on peut apercevoir des lamantins, sont les visites incontournables. Une ou deux journées suffisent avant de partir vers l’intérieur.

Façade d’un bâtiment colonial en bois blanc à arcades ouvragées dans le centre de Georgetown

Les chutes de Kaieteur

Au cœur de la forêt, la rivière Potaro se jette d’un plateau de grès dans une chute unique d’environ 225 m : les chutes de Kaieteur comptent parmi les plus impressionnantes du monde par leur hauteur et leur débit. Le parc national qui les entoure abrite des broméliacées géantes et de minuscules grenouilles dorées. La plupart des visiteurs y viennent en petit avion depuis Georgetown, pour une excursion à la journée ; les plus aventureux les rejoignent après plusieurs jours de randonnée et de pirogue.

La forêt d’Iwokrama et le Rupununi

La réserve forestière d’Iwokrama, traversée par la seule piste qui relie Georgetown au Brésil, est réputée pour sa passerelle dans la canopée et ses chances d’observer le jaguar. Plus au sud, les savanes du Rupununi, ponctuées de ranchs et de villages amérindiens, sont le domaine des loutres géantes, des caïmans noirs, des tamanoirs et de l’arapaïma, l’un des plus grands poissons d’eau douce du monde. Les lodges communautaires y proposent une découverte de la nature encadrée par des guides locaux.

Les grands fleuves

Le Demerara, le Berbice et surtout l’Essequibo, le plus grand fleuve du pays, servent de routes vers l’intérieur. Leurs rives, leurs îles et leurs rapides se découvrent en bateau. Sur la côte nord-ouest, Shell Beach accueille la ponte de plusieurs espèces de tortues marines.

Quand partir au Guyana ?

Le climat est équatorial, chaud et humide toute l’année. Sur la côte, on distingue deux saisons des pluies : la principale, environ de mai à juillet ou août, et une plus courte vers décembre-janvier. Les périodes les plus favorables sont donc la fin de l’été et l’automne (de fin août à novembre) et la fin de l’hiver (de février à avril). Dans le Rupununi, une seule saison des pluies, au milieu de l’année, inonde une partie des savanes. Les chutes de Kaieteur sont plus puissantes après les pluies, mais les vols peuvent alors être perturbés par la météo.

Combien de jours et quel itinéraire au Guyana ?

Un premier voyage d’une semaine à dix jours combine généralement Georgetown, l’excursion aérienne à Kaieteur, puis un circuit dans l’intérieur : Iwokrama et un ou deux lodges du Rupununi. Avec davantage de temps, on peut descendre l’Essequibo ou poursuivre par la route vers le Brésil. Le Guyana se combine aussi avec le Suriname et la Guyane française pour un voyage à travers les trois Guyanes.

Infos pratiques pour un voyageur français

  • Formalités : un passeport valide est nécessaire ; les conditions d’entrée et les exigences sanitaires (certificat de vaccination contre la fièvre jaune selon la provenance) peuvent évoluer. Vérifiez-les sur France Diplomatie, Conseils aux voyageurs.
  • Accès : il n’y a pas de vol direct depuis la France ; on passe en général par les Caraïbes ou l’Amérique du Nord, ou l’on arrive par voie terrestre depuis le Suriname.
  • Langue et monnaie : l’anglais facilite les échanges ; dollar du Guyana, avec des espèces indispensables dans l’intérieur.
  • Santé : la vaccination contre la fièvre jaune est fortement recommandée ; renseignez-vous sur la prévention du paludisme pour l’intérieur et protégez-vous des moustiques.
  • Sur place : l’intérieur se rejoint en petit avion ou par une longue piste ; un voyage organisé avec des lodges et des guides locaux simplifie beaucoup la logistique. À Georgetown, appliquez les précautions habituelles, surtout le soir.

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