Voyage au Panama

Passagers observant un porte-conteneurs dans une écluse du canal de Panama

Trait d’union entre l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud, le Panama est bien plus que son canal. Sa capitale moderne côtoie un quartier colonial classé par l’UNESCO, l’archipel des San Blas (Guna Yala) offre des îles de carte postale gérées par le peuple guna, Bocas del Toro attire les amateurs de mer des Caraïbes et les montagnes de Boquete produisent l’un des cafés les plus réputés du monde. Comptez dix jours à deux semaines pour un circuit complet. La meilleure période est la saison sèche, de mi-décembre à avril, côté Pacifique.

L’essentiel du Panama

CapitalePanama (Panama City)
LangueEspagnol ; anglais courant dans le tourisme et à Bocas del Toro, langues autochtones (guna, ngäbe…)
MonnaieBalboa, à parité avec le dollar américain, qui est utilisé pour les billets
Décalage horaire−6 h en hiver, −7 h en été
FormalitésPasseport valide ; pas de visa pour un séjour touristique court
Meilleure périodeDe mi-décembre à avril
Durée conseilléeDix jours à deux semaines
BudgetMoyen à cher pour l’Amérique centrale

Que voir au Panama ?

Panama City

Panama City surprend par ses contrastes : gratte-ciel de la baie, Cinta Costera (promenade du front de mer) et Casco Viejo, le quartier colonial aux balcons restaurés, inscrit au patrimoine mondial avec les ruines de Panamá Viejo, la première ville fondée par les Espagnols sur la côte pacifique. La chaussée d’Amador, le musée de la Biodiversité dessiné par Frank Gehry et le parc métropolitain, une forêt tropicale au cœur de la ville, complètent la visite.

Le canal de Panama

Inauguré en 1914 et agrandi en 2016, le canal de Panama relie l’Atlantique au Pacifique sur environ 80 kilomètres. On observe le passage des navires depuis le centre des visiteurs des écluses de Miraflores, aux portes de la capitale, ou l’on embarque pour un transit partiel. Le lac Gatún, créé pour le canal, et le parc national Soberanía, réputé pour ses oiseaux, se découvrent en bateau ou à pied. Pour l’histoire de ce chantier hors norme, lisez l’inspiration derrière le canal de Panama.

Les îles San Blas (Guna Yala)

Sur la côte caraïbe, l’archipel des San Blas compte plus de 300 îles, dont une petite partie seulement est habitée. Le territoire est administré de façon autonome par le peuple guna, qui fixe ses propres règles d’accueil : on y dort dans des hébergements très simples, on y mange du poisson et l’on y découvre les molas, panneaux textiles cousus par les femmes guna. Une expérience à vivre avec respect et sans attente de confort.

Plage de sable blanc, cocotiers et case au toit de palmes dans l’archipel des San Blas, au Panama

Bocas del Toro

Près de la frontière costaricienne, l’archipel de Bocas del Toro est la destination balnéaire la plus animée du pays : maisons en bois sur pilotis, plages, snorkeling, dauphins et paresseux. L’ambiance y est plus festive qu’aux San Blas.

Boquete et les hautes terres de Chiriquí

Dans l’ouest, Boquete jouit d’un climat frais, au pied du volcan Barú, point culminant du pays. On y visite des plantations de café, on y randonne dans la forêt de nuages, où vit le quetzal, et on y fait du rafting. Au large de la côte pacifique, le parc national de Coiba, classé par l’UNESCO, est un haut lieu de la plongée.

Autres étapes

El Valle de Antón, village niché dans un ancien cratère, est une escapade facile depuis la capitale. Portobelo, sur la côte caraïbe, conserve les fortifications espagnoles classées au patrimoine mondial. Les îles de las Perlas, dans le golfe de Panama, offrent des plages accessibles en bateau. La région du Darién, à la frontière colombienne, est en revanche à éviter sans s’être renseigné auprès des autorités.

Quand partir au Panama ?

Côté Pacifique (Panama City, canal, Boquete), la saison sèche s’étend de mi-décembre à avril ; c’est la période la plus agréable et la plus fréquentée. De mai à novembre, les pluies sont fréquentes, souvent sous forme d’orages l’après-midi, octobre et novembre étant les mois les plus humides. Côté caraïbe (San Blas, Bocas del Toro), il peut pleuvoir toute l’année, avec des périodes plus sèches en février-mars et en septembre-octobre. Le Panama est situé en dehors de la trajectoire habituelle des cyclones. Voir notre article sur la meilleure période pour visiter le Panama.

Combien de jours au Panama et quel itinéraire ?

DuréeItinéraire type
5 joursPanama City, canal et deux nuits aux San Blas
Une semainePanama City, canal, San Blas, El Valle de Antón
Dix jours à deux semainesPanama City, canal, San Blas, Boquete, Bocas del Toro

Le Panama se combine avec le Costa Rica (de Bocas del Toro, la frontière caraïbe est proche) ou avec la Colombie : on peut rejoindre Carthagène des Indes en avion ou, pour les plus aventureux, en voilier par les San Blas.

Infos pratiques pour un voyageur français

  • Formalités : passeport valide, sans visa pour un séjour touristique court ; un billet de sortie et des justificatifs de ressources peuvent être demandés. Vérifiez sur France Diplomatie.
  • Vols : des vols directs relient Paris à Panama City, dont l’aéroport est aussi un grand hub régional vers toute l’Amérique latine.
  • Argent : le balboa, à parité avec le dollar américain, qui circule pour les billets ; carte bancaire acceptée en ville, espèces indispensables aux San Blas.
  • Se déplacer : bus confortables sur la Panaméricaine, vols intérieurs vers Bocas del Toro et David (pour Boquete), 4×4 et bateau pour les San Blas.
  • Santé : protection contre les moustiques ; la vaccination contre la fièvre jaune peut être recommandée pour certaines régions : renseignez-vous auprès d’un centre de vaccinations internationales.
  • Budget : Panama City et Bocas del Toro sont plus chères que le reste de l’Amérique centrale ; les San Blas restent rustiques.

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