Voyage au Honduras

Trois singes capucins à face blanche sur une branche, dans la forêt tropicale

Encore peu visité, le Honduras réserve deux grandes raisons de voyager : le site maya de Copán, l’un des plus raffinés du monde maya, et les îles de la Baie (Roatán, Utila, Guanaja), posées sur la barrière de corail mésoaméricaine et réputées pour la plongée. Entre les deux, la côte caraïbe et ses montagnes couvertes de forêt tropicale offrent rafting, randonnée et culture garifuna. Comptez dix jours à deux semaines, ou quelques jours à Copán en extension d’un voyage au Guatemala. La période la plus favorable va de février à mai ; l’insécurité dans les grandes villes impose de bien préparer ses trajets.

L’essentiel du Honduras

CapitaleTegucigalpa
LanguesEspagnol ; anglais créole dans les îles de la Baie, garifuna sur la côte caraïbe
MonnaieLempira
Décalage horaire−7 h en hiver, −8 h en été
FormalitésPasseport valide ; pas de visa pour un séjour touristique court
Meilleure périodeDe février à mai
Durée conseilléeDix jours à deux semaines
BudgetAbordable sur le continent, plus cher dans les îles

Que voir au Honduras ?

Copán et l’Ouest

Près de la frontière guatémaltèque, Copán est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. La cité maya est célèbre pour ses stèles et autels sculptés d’une finesse exceptionnelle et pour son escalier hiéroglyphique, le plus long texte maya connu. Le village voisin de Copán Ruinas, aux rues pavées, est une étape agréable, avec à proximité un parc consacré aux aras rouges, oiseau national du pays. Plus à l’est, le lac de Yojoa, la cascade de Pulhapanzak et les villes coloniales de Gracias et de Comayagua jalonnent la route vers le centre.

Les îles de la Baie

Au large de la côte nord, Roatán est la plus grande et la plus développée des îles de la Baie : plages de West Bay, villages de plongeurs de West End, récifs accessibles depuis le rivage. Utila, plus petite et plus simple, est l’un des endroits les moins chers du monde pour passer un niveau de plongée et l’on peut y croiser des requins-baleines selon la saison. Guanaja, plus isolée, attire ceux qui cherchent le calme.

La côte caraïbe

La Ceiba est le port d’embarquement pour les îles et la capitale hondurienne des activités de plein air : rafting sur le río Cangrejal, randonnées dans le parc national Pico Bonito, villages garifunas en bord de mer. Plus à l’est, la réserve de biosphère du Río Plátano, inscrite au patrimoine mondial, protège l’une des plus grandes forêts tropicales d’Amérique centrale, accessible seulement en expédition.

Les grandes villes

San Pedro Sula, capitale économique, possède le principal aéroport international et sert surtout de point de départ vers Copán et la côte. Tegucigalpa, la capitale, perchée dans les montagnes, conserve quelques églises coloniales ; le village colonial de Valle de Ángeles, tout proche, est plus paisible.

Quand partir au Honduras ?

Sur le continent, la saison sèche va en gros de décembre à mai, la plus favorable étant février à mai. Les îles de la Baie et la côte caraïbe suivent un régime un peu différent : les pluies y sont plus fréquentes d’octobre à janvier, tandis que le printemps et le début de l’été sont souvent agréables pour la plongée. La saison des cyclones s’étend de juin à novembre. Pour comparer avec les pays voisins, consultez notre page Amérique centrale.

Combien de jours au Honduras et quel itinéraire ?

  • Trois à quatre jours : Copán en extension d’un voyage au Guatemala, depuis Antigua.
  • Une semaine : Roatán ou Utila pour la plongée, avec un passage par La Ceiba.
  • Dix jours à deux semaines : Copán, lac de Yojoa, La Ceiba et Pico Bonito, puis les îles de la Baie.

Le Honduras se combine facilement avec le Guatemala, le Salvador et le Nicaragua, grâce à l’accord de libre circulation entre ces quatre pays.

Infos pratiques pour un voyageur français

  • Formalités : passeport valide, sans visa pour un séjour touristique court ; la durée de séjour autorisée est commune au Guatemala, au Honduras, au Salvador et au Nicaragua. Vérifiez les conditions sur France Diplomatie.
  • Sécurité : le pays connaît un niveau élevé de criminalité, surtout dans les grandes villes. Consultez attentivement les recommandations de France Diplomatie, évitez les déplacements de nuit et privilégiez les transports touristiques.
  • Vols : pas de vol direct depuis la France ; arrivée à San Pedro Sula, Tegucigalpa ou directement à Roatán, via les États-Unis (ESTA nécessaire) ou d’autres hubs régionaux.
  • Argent : le lempira ; le dollar américain est souvent accepté dans les îles.
  • Santé : protection contre les moustiques indispensable, eau en bouteille.
  • Budget : abordable sur le continent ; les îles, plus touristiques, sont plus chères.

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