Voyage en Amazonie péruvienne

Maison sur pilotis au toit de palmes au bord d'une plaine inondée couverte de végétation en Amazonie

L’Amazonie couvre environ 60 % du territoire péruvien, mais elle ne se visite qu’à partir de quelques portes d’entrée. Au sud, Puerto Maldonado (réserve de Tambopata) est la plus simple à combiner avec Cusco et le Machu Picchu ; le parc national de Manu, plus reculé, s’adresse aux passionnés de faune. Au nord, Iquitos, la plus grande ville du monde inaccessible par la route, est le point de départ des croisières sur l’Amazone. Comptez trois à quatre jours en lodge au minimum, et privilégiez la période la plus sèche, de mai à octobre environ.

Pourquoi aller en Amazonie péruvienne ?

La forêt amazonienne péruvienne est l’une des régions les plus riches en biodiversité de la planète. On y observe singes, caïmans, loutres géantes, capybaras, dauphins roses et une variété d’oiseaux exceptionnelle, dont les aras qui se rassemblent sur les falaises d’argile (collpas). C’est aussi le territoire de nombreux peuples autochtones. Pour un premier voyage au Pérou, quelques jours en forêt apportent un contraste saisissant avec les Andes et la côte désertique.

Que voir et que faire en Amazonie péruvienne ?

Puerto Maldonado et la réserve de Tambopata

Capitale de la région de Madre de Dios, Puerto Maldonado se trouve au confluent du rio Tambopata et du rio Madre de Dios. La ville sert surtout de base : les visiteurs gagnent ensuite en bateau des lodges situés le long des rivières, dans ou à proximité de la réserve nationale de Tambopata. Au programme : marches en forêt de jour et de nuit, sorties en pirogue sur des lacs comme le lac Sandoval, observation des aras sur les falaises d’argile et tours d’observation au-dessus de la canopée. C’est l’option la plus accessible, idéale pour un séjour de trois à cinq jours.

Le parc national de Manu

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le parc national de Manu descend des hauteurs andines jusqu’aux basses terres amazoniennes, en traversant la forêt de nuages. Il comprend une zone culturelle, accessible par la route depuis Cusco, et une zone réservée, où l’on ne circule qu’en bateau avec un opérateur autorisé. On y vient pour l’observation de la faune : loutres géantes des lacs Salvador et Otorongo, coq-de-roche (l’oiseau national du Pérou) dans la forêt de nuages, aras et singes. Détails dans notre article 12 choses à faire dans le parc national de Manu.

Iquitos et l’Amazonie du nord

Iquitos, ville d’environ un demi-million d’habitants, n’est reliée au reste du pays que par avion ou par le fleuve. On s’y promène sur le front de fleuve et dans les quartiers hérités de l’époque du caoutchouc, puis l’on part en croisière ou en lodge. La réserve nationale Pacaya Samiria, vaste zone de forêts inondables, est l’une des destinations phares des croisières fluviales ; d’autres itinéraires descendent l’Amazone jusqu’à la triple frontière avec le Brésil et la Colombie. Voir notre article sur les croisières sur l’Amazone au départ d’Iquitos.

La forêt centrale

Moins fréquentée, la région d’Oxapampa, fondée par des colons allemands et autrichiens au XIXe siècle, donne accès au parc national Yanachaga-Chemillén et à ses forêts de nuages. Plus d’idées dans notre article Le Sud sauvage : explorer l’Amazonie péruvienne.

Quand partir en Amazonie péruvienne ?

Il fait chaud et humide toute l’année, et la pluie peut tomber à tout moment. La période la plus sèche s’étend globalement de mai à octobre : sentiers praticables, animaux plus faciles à observer autour des points d’eau, et c’est aussi la saison sèche des Andes, ce qui facilite la combinaison avec Cusco. De décembre à mars, les pluies sont plus abondantes. Dans le nord, autour d’Iquitos, la saison des hautes eaux permet aux bateaux de pénétrer plus loin dans la forêt inondée, tandis que les basses eaux découvrent davantage de sentiers. Le parc de Manu se visite de préférence en saison sèche. Voir aussi notre guide de la meilleure période pour visiter le Pérou.

Combien de jours prévoir ?

DestinationDurée conseillée
Tambopata (depuis Puerto Maldonado)3 à 5 jours
Parc national de Manu5 à 8 jours, selon la zone visitée
Croisière ou lodge depuis Iquitos3 à 7 jours

Comment s’y rendre et se déplacer ?

  • Puerto Maldonado : vols depuis Lima et Cusco, ou bus depuis Cusco par la route interocéanique. Voir notre article de Cusco à Puerto Maldonado.
  • Manu : par la route depuis Cusco, à travers la forêt de nuages, puis en bateau dans la zone réservée ; une piste d’atterrissage permet aussi un accès par petit avion.
  • Iquitos : uniquement en avion depuis Lima ou par le fleuve, au terme d’un long voyage en bateau depuis Yurimaguas ou Pucallpa.

Sur place, tous les déplacements se font en bateau et à pied, presque toujours avec un guide fourni par le lodge ou l’opérateur.

Santé et préparation

La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée pour les régions amazoniennes, et un traitement préventif contre le paludisme peut être conseillé selon la zone : consultez un centre de vaccinations internationales et la fiche Pérou de France Diplomatie. Emportez des vêtements légers à manches longues, un répulsif efficace, une lampe frontale et des jumelles.

Où dormir en Amazonie péruvienne ?

L’expérience se vit dans les lodges de forêt, isolés le long des rivières, du plus simple au plus confortable ; les repas, le transport en bateau et les sorties guidées sont généralement inclus. Autour de Puerto Maldonado, les lodges s’égrènent le long du Tambopata et du Madre de Dios. À Iquitos, si vous passez une nuit en ville, le secteur du front de fleuve et de la place d’Armes est le plus pratique. Dans le parc de Manu, on dort en lodge ou en campement selon les programmes.

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