Stanley est la capitale et la seule ville des îles Malouines (Falkland), archipel britannique de l’Atlantique Sud situé à environ 500 km à l’est de la Patagonie. Installée sur la côte est de l’île de East Falkland, elle ne compte que quelques milliers d’habitants, soit l’essentiel de la population de l’archipel. On y vient pour son atmosphère de petite ville britannique au bout du monde, son histoire, marquée par la guerre de 1982, et surtout pour la faune exceptionnelle des environs : manchots, éléphants de mer, albatros. Comptez au moins trois à quatre jours sur place, de préférence entre octobre et mars.
Pourquoi aller à Stanley ?
Stanley est la porte d’entrée obligée des Malouines, que l’on arrive par avion ou en croisière. Avec ses maisons aux toits colorés, ses pubs, ses jardins et sa cathédrale, la ville surprend par son air de village anglais transplanté dans un paysage de landes battues par le vent. Les îles sont un territoire britannique d’outre-mer depuis 1833 ; l’Argentine, qui les appelle Malvinas, en revendique toujours la souveraineté. La guerre de 1982 entre les deux pays a laissé de nombreux mémoriaux et sites de bataille autour de la ville.
Mais la grande richesse de l’archipel est naturelle : plusieurs espèces de manchots (de Magellan, papous, gorfous sauteurs, royaux), des colonies d’albatros à sourcils noirs, des otaries et des éléphants de mer, dans des paysages où l’on croise plus d’animaux que d’habitants.
Que voir à Stanley et aux alentours ?
Le front de mer et la cathédrale
La promenade le long du port mène à Christ Church Cathedral, présentée comme la cathédrale anglicane la plus méridionale du monde, précédée d’une arche faite de mâchoires de baleines. Plus loin se trouvent la résidence du gouverneur (Government House), le monument de la Libération de 1982 et, dans le port, des épaves de grands voiliers du XIXe siècle, témoins de l’époque où les navires contournant le cap Horn venaient s’y réfugier.
Le musée des Malouines
Le musée historique de Stanley, installé près de l’ancien chantier naval, retrace l’histoire de l’archipel : premiers explorateurs, élevage ovin, chasse à la baleine, naufrages, guerre de 1982 et liens avec l’Antarctique. Une visite indispensable pour comprendre les îles.
Gypsy Cove
À courte distance de la ville, cette crique de sable blanc abrite une colonie de manchots de Magellan, observables depuis des sentiers balisés. Des dauphins et des otaries fréquentent aussi les eaux voisines.
Volunteer Point
Au nord-est de East Falkland, Volunteer Point accueille la plus importante colonie de manchots royaux de l’archipel, sur une longue plage de sable blanc. Le site se rejoint en 4x4, par des pistes, en une longue journée d’excursion au départ de Stanley ; des manchots papous et de Magellan y vivent également. Lisez notre portrait du manchot royal.
Les champs de bataille de 1982
Les collines autour de Stanley, comme Mount Tumbledown ou Wireless Ridge, ont été le théâtre des derniers combats de la guerre. Des visites guidées permettent de comprendre le déroulement du conflit. Les champs de mines laissés par la guerre ont longtemps été clôturés ; le déminage de l’archipel a été déclaré achevé en 2020 (voir notre article sur le déminage des Malouines).
Quand partir à Stanley ?
La saison touristique correspond à l’été austral, d’octobre à mars : c’est la période de reproduction des manchots et des oiseaux marins, avec les journées les plus longues. De décembre à février, les poussins sont nombreux et les croisières vers l’Antarctique font souvent escale à Stanley. Le climat est frais, venteux et très changeant toute l’année, rarement extrême : prévoyez des couches chaudes et coupe-vent, même en été. L’hiver (juin à août) est froid, sombre, et la plupart des sites naturels sont désertés par la faune.
Combien de jours prévoir ?
- Une escale de croisière : quelques heures suffisent pour la ville, Gypsy Cove ou une excursion vers Volunteer Point si le temps le permet.
- 3 à 4 jours : Stanley, Volunteer Point et les champs de bataille.
- Une à deux semaines : pour rejoindre en petit avion les îles extérieures (Sea Lion Island, Carcass, Saunders, Pebble…), réputées pour leur faune.
Comment aller à Stanley ?
Il existe deux façons principales de rejoindre les Malouines. Par avion, l’aéroport de Mount Pleasant, à l’ouest de Stanley, reçoit des vols depuis le Chili, avec une liaison au départ de Punta Arenas, ainsi qu’un pont aérien depuis le Royaume-Uni. Par la mer, de nombreuses croisières vers l’Antarctique et la Géorgie du Sud partant d’Ushuaia font escale à Stanley. Sur place, hors de la ville, les déplacements se font en 4x4 sur des pistes, avec un guide local, et vers les autres îles en petit avion. Les formalités relèvent d’un territoire britannique : vérifiez les conditions d’entrée à jour sur France Diplomatie et auprès des autorités de l’archipel.
Où dormir à Stanley ?
- Le centre de Stanley, le long du front de mer : quelques hôtels, maisons d’hôtes et bed & breakfast, en nombre limité.
- Les lodges des îles extérieures : petits hébergements au cœur des colonies d’animaux, à réserver très tôt.
Les Malouines sont une destination chère et l’offre d’hébergement est réduite : réservez longtemps à l’avance, surtout en haute saison. La monnaie locale est la livre des Falkland, alignée sur la livre sterling ; on y parle anglais.