Séjourner plus longtemps au même endroit permet de vivre une destination comme si l’on y habitait. L’idée a gagné en popularité avec l’essor du télétravail. Elle s’oppose aux séjours classiques d’une semaine au soleil, centrés sur le lieu de villégiature : ici, il s’agit de s’immerger dans une région précise, comme la péninsule de Nicoya, au Costa Rica.
Pourquoi rester plus longtemps ?
Il y a des avantages évidents à rester plus longtemps et à explorer davantage. Par exemple, cela vous donne l’occasion de manger là où les habitants mangent, d’aller là où les habitants vont et, surtout, de vous faire de nouveaux amis parmi les habitants. Ces expériences décontractées dans les cafés, les restaurants et les épiceries vous donnent l’occasion de nouer des contacts avec des personnes que vous ne rencontreriez pas en temps normal sur les sentiers touristiques.
Pour un séjour prolongé, mieux vaut choisir un hébergement offrant un mélange d’espaces intérieurs et extérieurs, avec un accès facile aux commerces et aux sites d’intérêt. Une chambre avec vue sur l’océan, la montagne ou la ville peut valoir le léger surcoût.
Quel hébergement et quelle situation choisir ?
Pouvoir se déplacer facilement à pied et rejoindre rapidement les lieux animés et les centres culturels est essentiel. Pour une expérience particulière, comme la découverte d’une région viticole, il faut aussi que les sites soient accessibles sans difficulté, avec si possible un chauffeur local pour déguster sans risque.
Pourquoi la péninsule de Nicoya ?
La péninsule de Nicoya, au Costa Rica, fait partie des cinq « zones bleues » du monde, ces régions (avec la Sardaigne, Ikaria, Loma Linda en Californie et Okinawa) où l’on vit particulièrement longtemps et en bonne santé. C’est une destination idéale pour ralentir : on y trouve des propriétés en bord de mer, un accès facile à des chutes d’eau, à des parcs nationaux riches en faune, à des cours de yoga et à des kilomètres de plage pour se promener.

Des plages de surf décontractées s’étendent le long du Pacifique. En fin de journée, habitants et visiteurs se retrouvent sur la plage pour admirer des couchers de soleil spectaculaires aux couleurs violettes, rouges et jaunes. Les restaurants locaux mettent l’accent sur les ingrédients frais, en particulier le poisson. L’atmosphère est amicale et calme.
C’est aussi un bon point de départ (voir le guide de la péninsule de Nicoya) pour explorer les parcs environnants et prolonger le voyage vers des régions plus visitées, comme Arenal, avec ses ponts suspendus, ses chutes d’eau, son volcan et ses tyroliennes, ou Monteverde, célèbre pour sa forêt de nuages.
Faut-il un guide pour observer la faune ?
Les oiseaux du Costa Rica sont particulièrement étonnants, mais mieux vaut ne pas croire que l’on peut les observer sans guide. Les jungles sont denses, et un guide expert dispose de l’équipement et de l’expérience pour repérer toucans, aras écarlates, paresseux à trois doigts ou grenouilles arboricoles aux yeux rouges. Partir tôt le matin augmente les chances d’observation.
Ralentir, explorer en profondeur et se laisser le temps de la rencontre : c’est souvent là que commence le vrai voyage.
